Ouvrages

THE FUTURE OF EUROPE, co-éditeur avec Carlos Closa, Daniel Innerarity et Miguel Poiares Maduro  (Rowman and Littlefield, London and New York, 2014)

The Future of Europe

 

RISQUES GLOBAUX ET GOUVERNANCE MONDIALE, co-éditeur avec Daniel Innerarity et Javier Solana  (Presses Universitaires de Bordeaux, 2013)

Avant-propos de S. Champeau. Ouvrage en vente sur le site des Presses Universitaires de Bordeaux : http://pub.u-bordeaux3.fr/index.php/gouvernance-mondiale-et-risques-globaux-3356.html 

INTERNET Y EL FUTURO DE LA DEMOCRACIA (Paidos, Barcelona, 2012), co-éditeur, avec Daniel Innerarity. 

L’ouvrage contient une douzaine d’articles de spécialistes de la question (Milad Doueihi, Paul Mathias, Dominique Cardon, Peter Dahlgren, etc.).

ONTOLOGIE ET POESIE (Vrin, Paris, 1995)

la philosophie, lorsqu’elle cherche, comme c’est le cas chez Heidegger, à dire ce que le mot être signifie, entre dans le voisinage de la poésie. En quoi cette parole nouvelle (plurivoque, métaphorique, paradoxale, parataxique ou tautologique) se distingue-t-elle de celle du poème?

L’oeuvre de Heidegger, confrontée aux objections des philosophes qui, tel Wittgenstein, doutent de la possibilité d’exhiber ainsi, dans un langage illogique, la condition de possibilité de tout langage, demeure souvent, sur ce point, muette.

Plutôt que d’aborder de front la question d’un statut du discours ontologique renonçant à la proposition, l’ouvrage explore la démarche de trois poètes (H. Michaux, A. du Bouchet, P. Jaccottet). Chacun d’eux, à sa manière, et sans jamais renoncer aux exigences de la poésie, en vient à articuler, au plus près des préoccupations philosophiques contemporaines, une méditation sur l’être-au-monde et une réflexion sur les rapports du discours et du poème.

Prendre au sérieux ce mouvement de la poésie en direction de la philosophie, en suivre attentivement les détours, tenter de comprendre pourquoi une telle parole pensante renonce à philosopher, espérer de cette manière rejoindre, ou au moins croiser, l’autre mouvement, celui de la philosophie en direction de la poésie, telle est l’intention qui anime ces pages.

Au-delà d’une recherche sur la nature de la poésie, l’objectif est de parvenir à poser de manière un peu plus précise la question que la philosophie, aujourd’hui, en divers lieux, s’adresse : quel sens convient-il à donner à ce que Wittgenstein a nommé la « tendance à donner du front contre les bornes du langage »?

BORGES ET LA METAPHYSIQUE (Vrin, Paris, 1990)

La mise en question du projet, constitutif de la métaphysique, de représenter la représentation elle-même, de voir non plus l’objet mais l’oeil voyant, est au centre de l’oeuvre de J.L. Borges.

C’est à partir des exigences et des difficultés propres au discours poétique (l’image peut-elle penser ce qui n’apparaît jamais comme un objet représenté?) que Borges est amené d’une part à restituerl’intention métaphysique, d’autre part à en critiquer les prétentions.

Mais, telle est l’hypothèse de lecture de cet essai, la démarche de Borges dépasse l’alternative de la fascination et du rejet de la métaphysique, et en cela elle concerne aujourd’hui la philosophie. Elle est en effet sous-tendue par une phénoménologie originale qui rompt avec le primat de la représentation et établit que notre rapport au monde et à nous-même est d’abord affectif.

L’essai étudie l’ensemble de l’oeuvre (ontologie, cosmologie,psychologie, théorie du langage, esthétique et politique) à la lumière de cette phénoménologie. Il met en évidence les rapports que la pensée de Borges entretient avec celles de Heidegger et de Wittgenstein.

Plus particulièrement il s’attache (en vue de l’élucidation de la question plus générale des rapports de la philosophie et de la poésie) à mettre en relation et à éclairer les uns par rapport aux autres les concepts du poète argentin et les métaphores du philosophe viennois.